1. Les règles formelles de dérivation du MLD relationnel

Le Modèle Logique de Données (MLD) traduit le schéma conceptuel dans le paradigme relationnel formalisé par Edgar F. Codd. Les entités deviennent des relations (ou tables) et les attributs deviennent des colonnes.

La dérivation des associations obéit à des règles mathématiques strictes :

  • Association binaire de type (1,1) vers (0,n) : La clé primaire de l’entité côté (0,n) migre dans la relation côté (1,1) sous forme de clé étrangère (Foreign Key).
  • Association binaire de type (0,n) vers (0,n) (Plusieurs-à-Plusieurs) : Création obligatoire d’une table de jonction (ou table d’association) dont la clé primaire est composée de la concaténation des deux clés étrangères référençant les entités mères.

2. Le principe vital d’intégrité référentielle

L’intégrité référentielle garantit qu’une clé étrangère ne peut jamais pointer vers un enregistrement inexistant dans la table mère. En SQL, cela se traduit par des clauses d’intégrité déclaratives :

CREATE TABLE clients (
    client_id SERIAL PRIMARY KEY,
    nom VARCHAR(100) NOT NULL,
    email VARCHAR(150) UNIQUE NOT NULL,
    canton CHAR(2) NOT NULL
);

CREATE TABLE comptes_bancaires (
    iban VARCHAR(34) PRIMARY KEY,
    solde_chf NUMERIC(15, 2) NOT NULL DEFAULT 0.00,
    date_ouverture DATE NOT NULL,
    client_id INT NOT NULL,
    CONSTRAINT fk_client
        FOREIGN KEY (client_id)
        REFERENCES clients(client_id)
        ON DELETE RESTRICT
        ON UPDATE CASCADE
);

L’option ON DELETE RESTRICT interdit formellement la suppression d’un client s’il possède encore des comptes ouverts, prévenant ainsi les orphelins de données critiques.