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Avant l’avènement de la blockchain en 2008 (livre blanc de Satoshi Nakamoto), tout échange d’actif purement numérique nécessitait un tiers de confiance centralisé (banque, notaire, opérateur de paiement) pour éviter le problème de la double dépense : le fait qu’un fichier numérique puisse être dupliqué à l’infini et dépensé plusieurs fois.
La technologie de registre distribué (Distributed Ledger Technology – DLT) résout ce dilemme en remplaçant la confiance institutionnelle par des preuves mathématiques cryptographiques réparties sur un réseau pair-à-pair (P2P).
Une fonction de hachage transforme une donnée de taille arbitraire en une empreinte numérique de longueur fixe (digest). Elle possède des propriétés fondamentales intangibles :
Exemple SHA-256 :
Entrée : "Genève - Groupe Éducasuisse"
Hash : c8e8605c31b814fb96a090b4d4554b726488d5e0d4948aefce16fa99e8d47b59
Entrée : "Genève - Groupe Éducasuisse." (ajout d'un point final)
Hash : 78e1fd7bcf95a14dbba113e6a256a42252c42aa688970e5b7b9cf441e8c0fa32
Sur Bitcoin et Ethereum, chaque compte est défini par une paire de clés cryptographiques :
Règle d’or de sécurité : « Not your keys, not your coins ». Toute perte de la clé privée entraîne la perte irréversible et définitive de l’accès aux actifs enregistrés sur la blockchain.